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Hans Lars Forgensen |
"Tous les jours, des hélicoptères
survolent le fjord. Nous savons simplement qu’il s’agit de
prospections minières réalisées par des groupes étrangers.
J’ai appris ce matin par la radio qu’en mer les premiers
forages ont trouvé du gaz. Le pétrole ne devrait plus
tarder.
J’espère que mes enfants et mes
petits-enfants pourront encore chasser, pêcher et profiter
pleinement de notre nature."
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Ole Lindhardt |
"Nous avons
de fortes périodes de chaleur et de vent pendant l’hiver. La
glace et la neige disparaissent. Nous avons eu de la pluie
en février. Comme ce Noël, quelques années plus tôt, où les
enfants jouaient en pataugeant dans la boue."
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Aleqa Hammond |
"Dans quelques
années, le Pôle Nord ne sera plus couvert de glace en été,
de nouvelles routes maritimes traverseront nos eaux. Nous,
Groenlandais, voulons influencer le Traité sur
l'Arctique afin que ces règles nous respectent."
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Kristine Winberg |
"Nous ne devons
pas fermer nos villages ; tant à cause du changement
climatique que de leur coût de fonctionnement trop élevé. Au
lieu de déplacer ces populations vers la ville, nous
devrions leur offrir d’autres options liées à la chasse et
leur enseigner comment être plus performantes. Par exemple,
nous pourrions créer des camps de chasse pour accueillir des
vacanciers ou des séminaires, ou bien étudier comment mieux
exporter notre viande. Nous devons à la fois soutenir et
responsabiliser ces personnes."
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Navarana Kotalawala |
"Une tranche
de la population et de nos politiciens est fermement engagée
à dynamiser le pays, qui doit maintenant avancer seul et
trouver sa propre identité. En serons-nous capables ? Une
mauvaise analyse de la situation peut avoir d’énormes
conséquences sur le long terme. Nous vivons une période
cruciale et passionnante à la fois. J’espère que nous serons
à la hauteur."
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Nikoline Ziemer |
"Des mines
s’ouvrent et le pétrole arrive. Je ne souhaite pas que
l’histoire se répète et que celle-ci ne se fasse sans les
Groenlandais comme ce fut le cas dans les années 50 et 60,
où nous sommes restés spectateurs de notre propre
évolution."
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Thomas Juul-Pedersen |
"Les fleurs
éclosent avec trois à quatre semaines d’avance. Ce qui
confirme sans ambiguïté que le printemps arrive plus tôt et
qu’il est plus chaud. Ce décalage se poursuit avec une
banquise qui se forme plus tard. La période chaude est plus
longue. Les animaux cherchent à s’adapter à ces changements.
Personne ne peut répondre à la question : « que se
passera-t-il au moment où il n’y aura plus de banquise
pendant l’été ? » Les ours polaires vont-ils s’adapter ? Où
vont-ils complètement disparaître ? Cette situation n’étant
jamais arrivée, nous n’en connaissons pas la réponse."
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Tenna Boye |
" Lors de mes
récentes recherches sur les baleines à bosses. J’ai observé
que lorsque les baleines sont approchées par des
embarcations motorisées, leur comportement change
radicalement. Elles nagent à ce moment-là beaucoup plus vite
et leur remontée à la surface diminue de moitié. Elles
cessent aussi de s’alimenter. "
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Fernando Ugarte |
"Entre le
territoire canadien de la Terre de Baffin et le Groenland,
j’estime le nombre d’ours polaires à 1.500. Les derniers
comptages remontent à 1970 et 1996. Ces campagnes de
recensement sont onéreuses. Mais avec un climat qui évolue
aussi rapidement et un niveau de chasse élevé, elles sont de
toute évidence trop espacées. 158 ours sont abattus chaque
année. 98 le sont au Canada. Le Groenland souhaite voir le
nombre total de prises diminuer."
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Pilunnguaq Olsen |
"Les étés deviennent de plus en plus chauds.
L’herbe est sèche et les caribous sont plus maigres que
d’habitude. La sécheresse occasionne de plus en plus
d’incendies. Les gens dans le monde devraient être plus
respectueux quant à leur façon de vivre et de consommer.
Industriels en tête, ils devraient être sensibles aux dégâts
qu’ils nous occasionnent."
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Inunnguaq Lund |
" Notre village est situé
sur une île. De là, nous voyons passer les perturbations à
un rythme plus important que par le passé. Les orages y sont
beaucoup plus violents. La charpente des escaliers en bois
que vous apercevez en a déjà fait les frais, elle a été
arrachée et nous avons dû la remonter."
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David Kleist |
"L’ours est entré dans le
village (situé sur une île) par l’est. Il a attaqué un
chien. Hans qui était à l’extérieur est immédiatement rentré
chez lui chercher son fusil. La scène était très proche des
enfants qui jouaient sur le terrain de football. L’ours
était affamé et agressif. Hans lui faisait face, essayant de
le mettre en fuite. L’ours grognait et continuait d’avancer.
Arrivé à mois de trois mètres, Hans n’a plus eu d’autre
choix que de l’abattre. C’est la première fois que nous
avions un ours au village en été (juin 2010)."
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Julie Bech
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"Lorsque j’ai vu les
premiers instituteurs venir enseigner en danois, je me suis
posé la question : « mais pourquoi viennent-ils changer
notre vie ? » La nature était saine, il n’y avait pas
d’alcool. Les gens s’entraidaient au quotidien. Nous vivions
en harmonie parfaite. Cela me manque parfois."
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Ole Brandt |
"Ici, nous connaissons les endroits où
trouver du poisson, où trouver des
phoques et où aller
chasser le caribou. En ville, nous n’aurons plus de repère.
La plupart des habitants souhaitent comme moi rester au
village, mais dans un futur très proche, ils n’auront pas le
choix. Nous sommes nombreux à penser que d’ici vingt ans,
notre village n’existera plus."
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Marie Svensonn |
"Entre la
période où j’étais enfant et aujourd’hui, l’évolution est
allée trop vite au Groenland. Pour exemple, la grande tente
tipi à double toit en peau de phoque que ma mère avait
cousue et dans laquelle nous passions nos étés, se trouve
maintenant au Musée Moesgard à Aarhus au Danemark. Lorsque
j’y ai amené ma mère, elle en a été bouleversée."
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Birthe Jeremiassen |
"Au printemps 2009, de
retour de la compétition annuelle de chiens de traîneau, un
couple avec leurs deux attelages a basculé sous la glace.
Les secours sont partis par bateau depuis la ville de
Qasingiannguit, à 30 kms d'ici. Ils ont été bloqués à
plusieurs reprises par la glace et n'ont pu se frayer un
passage. Quand un hélicoptère est finalement arrivé, la
femme qui n'avait que 39 ans était décédée."
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Villads |
"Une décision
administrative ordonnait la fermeture et l’abandon du
village, nous avons donc quitté Akulliit, le 2 avril 1962.
Les autorités locales avaient informé mon père qu’une maison
équipée nous attendait dans la ville voisine de
Qasigiannguit. Notre vie était ici. Nous avions du poisson
et du phoque à volonté et une maison confortable.
Lorsqu’avec mes parents et mes six sœurs, nous sommes
arrivés en ville, seule une petite pièce vide, dans un
immeuble, nous attendait. Nous avons dû être séparés et
trouver refuge dans la famille, aux quatre coins de la
ville."
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Arne Lange |
"Ce n’est plus comme dans
les années 40 où les dépenses extérieures étaient moindres
et la chasse permettait à elle seule de vivre. Chaque
chasseur revient aujourd’hui avec du phoque dans son foyer.
Mais ce n’est pas quelque chose qui se vend. Par contre, il
nous faut payer le pétrole, pour nos embarcations et pour
nous chauffer, ainsi que l’électricité et tous nos achats au
quotidien. En 2010, un chasseur doit aussi être en mesure de
ramener de l’argent."
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Jacob Nedergard |
"Avec deux emplois à temps partiel, nous ne
ramenons qu’un salaire à la maison. En ville, il y a plus
d’emploi, mais il nous faut retrouver un logement et rares
sont les appartements en bon état. Le voisinage et
l’alcoolisme nous inquiètent, car nous pensons à nos
enfants."
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John Pedersen |
"Le kayak avait
pratiquement disparu du pays. Notre association aide les
Groenlandais de toutes générations à le redécouvrir. Nous
les formons et les encourageons, de la construction de leur
propre kayak à la compétition. Il m’arrive de partir chasser
avec le mien depuis le fjord du Torssukatak jusqu’au glacier
Eqip Sermia. L’endroit regorge de phoques. De toute la
ville, je suis le seul à chasser de la sorte."
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Jess Svane |
«…Une
des plus grandes problématiques dans le Groenland
d’aujourd'hui est la communication entre les huit grandes
villes, et les 42 villages répartis sur la côte du
Groenland. Pour bien comprendre, il faut savoir que notre
littoral s’étend sur 44.000 kilomètres, ce qui est colossal.
Quand bien même, nous sommes tous Groenlandais, nous avons
des langues différentes, des cultures différentes, et des
attentes différentes…»
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Paul Jensen |
«…L’été
qui s’achève a été un des plus secs que nous n’ayons jamais
connu. Pour la première fois, nous avons eu des
interdictions de faire du feu dans le district d’Ilulissat…
… Je ne
pouvais plus les nourrir mes chiens. De nombreuses personnes
en ville étaient dans le même cas que moi. Nous nous
entraidions bien sûr mutuellement, mais la demande en
phoques et en poissons était trop importante. La pêcherie
nous était à ce moment-là d’une grande utilité. Et lorsqu’il
y a deux ans de ça, elle a déménagé pour aller s’installer
sur un autre village, des six mille chiens que comptait la
ville, la moitié ont dû être abattus…»
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Lars Fleischer |
«…avec
quarante-trois habitants, nous sommes un des plus petits
villages de cette partie du pays. Notre survie à terme,
dépend de notre capacité à inverser cette tendance. Notre
challenge, est économique. Il nous faut pouvoir maintenir
et créer des emplois. Toutes les initiatives sont les
bienvenues. Dans ce sens, nous avons l’intention de
développer notre pêcherie, par un espace dégustation. Nos
produits sont très prisés, les touristes pourront ainsi les
découvrir et les acheter sur place. Cela devrait compléter
nos ventes tout en renforçant l’attrait touristique de notre
commune…»
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Adolf Eugenius
Jensen |
«…La
vie moderne a malheureusement entraîné une perte de nos
traditions. Les enfants grandissaient avec les parents et
les grands-parents et le savoir se transmettait ainsi.
Cela ne se fait plus, les jardins
d’enfants et les garderies remplacent nos anciens. Le
confort de chacun s’est amélioré au détriment de notre
patrimoine et de nos traditions.
D’un point de vue général, je
préfère notre vie contemporaine, même si concernant
l’éducation des jeunes, les choses sont critiquables…»
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Jacob Nielsen
Storch |
«…Personne
ne sait ce que le futur nous réserve, on peut juste imaginer
qu’elles seront différentes. Il y aura certainement de
nouveaux insectes, de nouveaux poissons, on peut même
imaginer un Groenland sans glace et sans banquise. À ce
moment-là, il nous faudra nous adapter, l’homme est ainsi
fait, qu’il soit Groenlandais ou autre…
…Contrairement
à d’autres pays, nous n’avons pas une vue purement
économique de notre environnement. Nous ne chassons pas ou
pêchons plus que nous ne pouvons consommer. Nous avons la
volonté de garder les espèces qui sont dans les océans et
les animaux qui nous entourent pour les générations futures.
Nous n’avons pas besoin de textes ou de réglementations
pour nous dire comment fonctionner, nous possédons cela à
l’intérieur de nous depuis des millénaires…»
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Ilannguaq
Egede |
«…L’hiver
dernier, avec la bonne qualité de la banquise, j’ai commencé
l’entraînement d’un attelage de chiens. Comme moi, mes
chiens sont débutants. Ça n’est pas facile de guider un
attelage. J’étais la risée des anciens. Avec plus
d’expérience, j’espère progresser l’hiver prochain et ainsi
à terme, améliorer mes revenus avec la pêche sur la
banquise, et pourquoi pas, plus tard, avec des touristes.
J’espère simplement que la glace soit au rendez-vous…»
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Karl Kristian
Kruse |
«…De nombreuses baleines passent près
de nos côtes. Elles sont d’ailleurs en augmentation, à
l’exception des bélugas qui ont disparu. Nous n’en
connaissons pas la raison, mais il est évident que quelque
chose a changé et que leurs habitudes en ont était modifié…»
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Polas Lyberth |
«…Cet
hiver fut exceptionnel avec des conditions que nous n’avions
plus eues depuis très longtemps. Par endroits, nous avions
près d’un mètre d’épaisseur. Pour vous dire, nos taxis
reliaient le village de Saatut, distant de 23 kilomètres,
par la banquise…»
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.JPG)
Kalissi
Kristen Trolle |
«…Au début,
c’était exceptionnel, maintenant cela tend à se répéter avec
des fréquences de plus en plus régulières. À ce moment-là,
notre maison est secouée de toute part, par de violentes
rafales. Auparavant, je ne m’étais jamais inquiété pour
notre maison…
…Mon
pantalon est en peau d’ours, ma veste en peau de chien.
Mais de nombreuses traditions se perdent, nos jeunes ne sont
plus à même de réaliser ces habits. Les jeunes filles ne
savent plus coudre. Nos bottes viennent du Canada. J’ai
alerté notre communauté de cette situation. Nous pourrions
mettre en place des ateliers pour perpétuer notre savoir,
mais cela ne semble guère les intéresser…»
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Edvard
Samuelsen |
«…ce vent chaud chasse la neige tombée sur la banquise. Les
chiens ne peuvent pas courir sur la glace, ils ne peuvent
pas non plus se réhydrater avec la neige comme ils le font
d’habitude.
Ma
principale préoccupation est de voir la neige disparaisse
complètement. Se déplacer sur la banquise serait alors
impossible, nous serions contraints d’abattre les chiens
devenus inutiles…»
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Aqqaluk
Karlsen |
«…dans de nombreux villages, nous manquons d’enseignements.
Cela nous oblige à envoyer les enfants à l’âge de 13 ou14
ans dans les grandes villes comme Upernavik pour continuer
leurs études. Pour les suivre, les parents quittent le
village et vont s’installer avec eux dans les grandes
villes…»
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Martin
Rasmussen |
«…D’un point de vue économique, nous
travaillons beaucoup, mais notre pouvoir d’achat ne suit
pas. Les taxes ont fortement augmenté, cela nous affecte au
quotidien.
Les réglementations européennes nous
causent beaucoup de tort, car nous ne pouvons plus vendre
les peaux de phoques. Certains mois, où elles sont restées
invendues.
Il devient de plus en plus
difficile de vivre dans les petits villages…»
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Samuel Knudsen |
«...Le phoque était précieux et vital , nous l’utilisions pour
nous nourrir et pour nous chauffer également. Aujourd’hui,
c’est simplement une nourriture parmi d'autres. Les gens ne
recherchent plus le phoque, ils recherchent le travail…»
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Jens Otto
Rasmussen |
«…Le
village ne peut pas fournir des emplois à tout le monde, les
personnes sans activité doivent impérativement se
débrouiller seules et vivre de la pêche et de la chasse.
Pour cette raison, de plus en plus de personnes quittent le
village et se déplacent sur les grandes villes où les
opportunités professionnelles sont plus importantes. Nous
étions deux cent vingt habitants, contre cent soixante-dix,
aujourd’hui.
L’aspect économique aggrave
la situation, le poisson est acheté neuf couronnes le kilo
au pêcheur, le prix est inchangé depuis une quinzaine
d’années, alors que le coût de la vie, n’a cessé d’augmenter…»
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.JPG)
Bent Petersen |
«…D’un point de vue politique, les choses vont trop vite à mon
goût. Le gouvernement sera tenté par l’exploitation des
ressources pétrolières et minières. Je préfèrerai, des
investissements sur les énergies renouvelables. Les dégâts
causés par ces futures exploitations pourraient mettre à
mal, notre pays déjà fortement affecté par des évolutions
climatiques…»
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Lars Petersen |
«…Nous
sommes de plus en plus contraints d’utiliser nos bateaux
pour chasser pendant l’hiver. L’été arrive plus tard, le
mois de juin est plus froid. Mai, est le mois le plus
critique de l’année, je n’ai pu sortir qu’à deux reprises :
la glace n’est pas assez épaisse pour pouvoir s’y aventurer
avec les chiens, mais elle ne laisse pas pour autant passer
nos embarcations. Ceci, ajouté aux conditions météo, les
opportunités de chasse sont vraiment limitées…»Lire
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Finn Pedersen |
«…Jusqu’en
1993, les motoneiges étaient interdites sur la banquise et
l’on se déplaçait uniquement avec des attelages. Il y avait
alors plus de chiens que d’habitants sur Upernavik. J’ai
moi-même eu des chiens, mais comme pour de nombreuses
personnes, les dernières années, je pouvais plus aller avec
eux sur la banquise. Ils ne m’étaient d'aucunes utilité. Il
fallait les nourrir à ne rien faire…»
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Emil Bahri |
«…pour
ma part, l’éducation est un secteur essentiel qui nécessite
un véritable plan. Nombreux sont les élèves à arrêter leurs
études à l’âge de quatorze ou quinze ans, dès lors que
l’enseignement n’est plus obligatoire. Ceux qui continuent
leurs études sont contraints d’aller au collège dans les
grandes villes du sud. Ils sont de ce fait, loin de leur
famille et coupé de leur environnement. Ils se retrouvent
face à des professeurs Danois qui, pour la plupart, ne
parlent pas leur langue…»
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 Henriette
Rasmussen |
« …Autrefois,
les Inuits savaient déceler chaque signe de changement
météorologique, ce qui leur permettait de voir le temps pour
les jours suivants...»
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