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Arrivée au Groenland
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Arrivée au Groenland, le 28
mai 2009 sur l'aéroport international de Kangerlussuaq. |


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La deuxième escale nous
permet d'admirer le glacier d'Ilulissat. Impressionnant tout
ce qu'il jette dans la mer comme énormes icebergs.
Le vol à
destination d' Upernavik s'effectue avec du fret sur la
partie avant du quadrimoteur, en lieu et place d'une partie
des sièges passagers qui ont été retiré pendant l'arrêt.
Traversée de très beaux
paysages, du parcours que nous avons prévu de faire, pendant
trois mois, à la rencontre du peuple Groenlandais. Dans la
salle d'embarquement du petit aérogare, tout le village
semble s'être donné rendez-vous. Ici, il fait un peu plus
frais qu'au sud. Environ 0°. Mer belle, soleil. La neige
fond. Bo, notre correspondant nous a prévu un logement pour
la première nuit.
Un tour en ville, des petites maisons de
toutes les couleurs, le long de la colline. L'aéroport se
situe au sommet. On voit déjà des ours, enfin, des peaux qui
sèchent sur les balcons. Des kayaks authentiques, en peau.
Les chiens, attachés à leur chaîne qui hurlent. Ca nous
rappelle de bons souvenirs, lors de nos virées en chiens de
traîneaux. Dans la cabane où nous sommes, nous parlons avec
un Norvégien, Thomas, qui nous dit « mais l'on se connaît,
on s'est rencontré au Peter Daas Muséum, en Norvège, à la
fin de notre virée de trois semaines en kayak ».
Effectivement ! Il a même encore des photos que je lui avais
envoyé, il y a deux ans. C'est fou. Il est biologiste
ornithologue et travaille ici sur les Eiders, pendant 15
jours. |



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Le 29 mai, Bo, notre correspondant nous explique un
peu comment ça fonctionne ici. On va chercher nos kayaks et
une palette de 130 kg, dans un container de la Royal Arctic
Line, qui a transporté le tout du Danemark jusqu'ici. Une
signature pour l'enlèvement du matériel.
On leur demande de
nous appeler un taxi, mais la ligne est encombrée. Ici, ça
ne traîne pas, tout est simple. Deux hommes ouvrent un
container où seul, reste nos kayaks, emballés de bulles,
avec la palette. En un quart d'heure, deux kayaks sur le pick up, la palette portée sur le bras d'un énorme engin de
chantier. Le tout est livré au Musée, à environ un
kilomètre.
Déballage du matériel, un kayak a reçu un choc
latéral pendant son transport. Du travail de réparation en
vu. Alors que nous nous apprêtions à ouvrir la tente, Bo
nous propose une belle maison au bord de l'eau, qui
habituellement louée à des artistes. Il nous dit que l'on
peut y rester maximum pendant deux semaines. C'est inespéré
!
Alors qu'il fait soleil, avec un vent de plus de 50 km/h,
un incendie se déclare juste en face de nous, dans la
centrale thermique qui fournit l'électricité de la ville.
Les pompiers travaillent durs, et ils leur faut de
nombreuses heures pour éteindre l'incendie. Bo nous dit que
ça a fait la une des actualités groenlandaises. Apparemment,
il y a beaucoup de dégâts. Pendant un moment, plus
d'électricité, puis plus d'eau. Enfin, tout revient dans
l'ordre.
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Le 30 mai. 0° le matin, un
petit vent en fin de journée. Ciel, la plupart du temps
nuageux, avec quelques apparitions du soleil. Vérification
du matériel, prise en main de nos nouveaux kayaks. Essai de
tout le chargement. Un monde fou au supermarché, le seul
ici. A midi, il ne reste déjà plus grand chose. Bo nous dit
qu'il connaît quelqu'un ici qui pourra nous aider à réparer
le kayak. |
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Le 31
mai. Quelques timides flocons de neige sont balayés par le
vent. Nuages et soleil en alternance toute la journée. Nous
peaufinons les préparatifs de chargement des kayaks, de la
disposition sur le pont de tout le matériel, effectuant le
montage et le réglage des voiles, du placement des
boussoles, essai de la charge du panneau solaire par ces
températures, à 0°. Apparemment, tout fonctionne. |
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